Les 350 ans de l'Observatoire de Paris

Menu mobile

L'Agorad'Arago

Claude Courtecuisse

Claude Courtecuisse est l’un des derniers artistes à disposer d’un atelier à l’Observatoire. Baigné par la lumière des lieux - et des cieux, son projet artistique est un hommage directement rendu à la connaissance et à la diffusion des savoirs. Il s’incarne dans la figure de François Arago (1786 – 1853), éminente autorité scientifique et politique de son temps, aussi connue pour les fameux « Cours d’astronomie populaire » qu’il dispensait sur un tableau noir, une démarche profondément sociale et humaniste.
Inspiré par ces mêmes valeurs et transfrontalier par la magie du numérique, le projet de Claude Courtecuisse invite des personnalités de toute nationalité et de tout horizon à léguer aux générations futures un message sur le tableau noir d’Arago… dédié à la pensée universelle.


Rendez-vous en décembre 2017 pour découvrir une compilation des messages…

 

 

L'Agorad'Arago

01 décembre 2017

“Ce projet, qui sera enregistré photographiquement, a comme concept de rendre hommage à une de ses autorités les plus scientifiquement et politiquement importantes : François Arago (1786-1853).

Il fait référence à l’enseignement qu’il a transmis durant trente ans sous la forme de cours d’astronomie populaire commencés en 1813 et dont la démarche était profondément culturelle, sociale et humaniste.

L’Observatoire de Paris possède le tableau richement ornementé sur lequel il a diffusé ses différents cours dans un amphithéâtre – aujourd’hui disparu – qu’il avait fait construire à cette occasion dans l’aile ouest du célèbre bâtiment réalisé par Claude Perrault.

Ce projet consiste à inviter des personnalités, qu’elles soient issues de l’espace scientifique de l’Observatoire mais aussi d’autres origines, à venir inscrire un message sur ce tableau historique. Celui-ci est installé dans une scénographie étudiée et adaptée dans la célèbre et emblématique salle Cassini. Cette majestueuse salle héberge la ligne méridienne construite au XVIIIe siècle qui positionne et met en scène « le méridien de Paris » et qui fut également utilisé par François Arago pour diffuser ses cours.

Ces messages seront ouverts à la pensée scientifique, à la connaissance, à l’imaginaire du monde actuel, à sa richesse complexe… en interrogeant le lieu, le sujet, la mémoire… Le lien avec la photographie s’impose, ici, avec d’autant plus d’autorité que c’est François Arago qui a permis sa reconnaissance et sa promotion en présentant en 1839, devant l’Académie des sciences et au monde entier, l’invention du daguerréotype mis au point par Louis Daguerre.

Il est évident que ce tableau, qui est un monument classé, ne peut être touché. Devant cette contrainte majeure, différentes formes de substitution ont été étudiées dans le but de simuler l’écrit sur ce plan noir vertical de 200 par 140 cm. C’est la technique de vidéo projection qui est choisie et qui permet d’évacuer tout contact avec le sujet. Plus encore, elle offre une procédure contemporaine d’enregistrement et de communication conciliant le passé et le présent. Elle permet ainsi de solliciter, sur invitation personnelle, un public mondialement réparti par le biais du réseau internet.

Si ce tableau était pour François Arago un interface entre sa profonde culture humaniste scientifique et le large public attentif auquel il s’adressait, il devient, aujourd’hui, en rendant hommage à ce support de communication et en transgressant sa mémoire archaïque, un nouvel interface planétaire qu’Arago aurait rêvé d’exploiter.

Le projet final enregistre les propositions de chaque personnalité selon un calendrier défini. Il capte et met en scène photographiquement : le message inscrit.

Ce travail accompli fera l’objet d’une publication et d’une exposition.”

 

Ces messages seront ouverts à la pensée scientifique, la connaissance, l’imaginaire du monde actuel, à sa richesse complexe…